A la veille d'affronter Bordeaux, à Chaban-Delmas (5e journée), Chelsea, par la voix de son entraîneur, Luiz Felipe Scolari, et de son principal buteur, Nicolas Anelka, affirme prendre très au sérieux l'adversaire et l'échéance. Mettant de côté le choc contre Arsenal, ce week-end, le club londonien vise la qualification dès mercredi soir (20h45).
«Nous devons gagner car nous avons laissé passer l'opportunité de nous qualifier à Rome, face à une équipe en crise, qui se devait de l'emporter pour préserver l'espoir, rappelle l'entraîneur brésilien. C'est donc là une seconde chance pour nous. Mais nous savons que Bordeaux possède de très bons joueurs. Certes, ils ont perdu à l'aller (0-4, à Stamford Bridge, NDLR), figurent à la sixième place du championnat de France, et n'ont pas très bien débuté en Ligue des champions. Mais ils sont actuellement en nets progrès, et nous respectons cette équipe. Ils possèdent 6 points dans la compétition, et nous, 7. Autant dire qu'il y a peu de différence. L'important, c'est de se qualifier.»
De son côté, Nicolas Anelka s'attend à une opposition de qualité, bien éloignée de celle proposée lors de la manche aller. «Je m'attends à un match difficile, entre deux équipes ayant besoin de points. Ce ne devrait pas être la même chose que chez nous, mais plutôt un match super serré, prévient l'international tricolore. Bordeaux a su revenir en gagnant deux fois dans la compétition. C'est une bonne équipe, qui joue très bien au ballon. Nous ne redoutons pas vraiment certains joueurs en particulier, mais d'un point de vue personnel, ce que je redoute le plus, c'est de perdre, tout simplement».
Anelka évoque la «chance» comme explication à son rendement prolifique devant le but, en championnat anglais (12 réalisations), et assure n'éprouver aucune d'émotion particulière à revenir jouer sur le sol français. Seule la performance demeure. «Nous sommes venus ici pour faire un résultat, espérant empocher trois points, sinon un, indique-t-il avec humilité. Mais nous arrivons avec beaucoup de confiance, et l'intention de jouer le jeu demain.» - Laurent BRUN, à Bordeaux